Le Parti radical de gauche a fait savoir qu'il entendait être présent aux régionales 2010.

C'est l'ambition légitime de toute organisation politique que de présenter des candidats aux élections nationales. C'est même indispensable si l'on veut continuer à peser sur les grandes options de notre pays.

Pour les Régionales de 2010, un accord a été passé entre les instances du PRG et celles du PS. Celui-ci porte sur le nombre de postes éligibles. Concernant la représentation départementale sur les listes, il va de soi qu'on ne peut pas imaginer que le PRG soit absent dans aucun département où il a une existence effective. C'est le cas dans le Territoire de Belfort.

Or chez nous, où le Parti socialiste connaît les mêmes problèmes et les mêmes défauts que dans le reste du pays (autant dire que plus un département est petit, plus ce type de comportement relève de la caricature), Etienne Butzbach, le maire de Belfort (MRC) a été pressenti comme tête de liste et confirmé par la dernière assemblée générale départementale du PS.

Il ne faut se faire aucune illusion : cette nomination présage des bouleversements politiques dans un proche avenir; Etienne Butzbach, maire et conseiller régional, sera mis rapidement devant un choix : rejoindre le Parti socialiste ou sombrer à terme avec un MRC moribond.

Déjà, J.P. Chevènement, élu sénateur, a rejoint le groupe RDSE ( majoritairement radical de gauche ) pour n'avoir pas à passer sous les fourches caudines du Parti socialiste. Le parti polique qu'il avait créé, le MRC, est en totale déliquescence. Dans notre département, il ne compte plus ou presque que ses élus...

L'an dernier, J.P. Chevènement avait envisagé un instant de réintégrer le PS, mais cette solution semble avoir fait long feu... Il est probable que les Socialstes ne voient pas d'un oeil favorable la re-création d'un courant Cérès au sein de leur parti.

Cependant, il est probable que la réintégration aura lieu, à l'initiative de personnalités telles que le maire de Belfort : des membres du MRC rejoindront le PS à titre personnel, quitte à recréer un nouveau courant à court terme.

Au niveau des Régionales, que peut-on en conclure ?

La liste MRC-PS qu'Etienne Butzbach se prépare à mener n'est en fait, au plan de l'union de la gauche, qu'une illusion. A ce jour, elle ne comporte que des candidats socialistes et de futurs adhérents au PS.

La fédération PRG du Territoire de Belfort n'avait qu'une ambition jusqu'à ce jour : contribuer à faire échec à la liste UMP menée par Alain Joyandet. Apparemment, les Socialistes et leurs futurs adhérents souhaitent en faire leur affaire exclusive. Soit.

Les Radicaux de gauche, dans un tel cas de figure, ne feront rien pour imposer leur présence sur une liste qui part délibérément dans le mur. Dans un tel cas, ils ne donneront bien sûr aucune consigne de vote en sa faveur.

LES ECHOS DE LA PRESSE

L'Est Républicain du 27/12/2009

                                        COMMUNIQUE DU 10/10/2010

Dans la presse régionale de ce dimanche, le MRC affiche une autosatisfaction béate après avoir reçu l’assurance de Marie-Guite Dufay d’obtenir deux candidats supplémentaires sur la liste des Régionales de mars prochain.

Et ceci probablement au détriment du Parti radical de gauche.

Etrange manière de réaliser l’union au travers d’une “refondation républicaine de la gauche” dont parle Etienne Butzbach depuis plus d’un an sans lancer aucune initiative dans ce sens.

Pourtant, le communiqué commun publié le 8 décembre dernier à l’issue de la rencontre entre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Michel Baylet spécifiait : « Ils [PRG et MRC] entendent faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national PS-PRG-MRC. » Apparemment, dans le Territoire de Belfort, si les partis de la gauche sont égaux dans la “refondation”, le MRC est un peu plus égal que les autres, pour reprendre la formule de George Orwell.

Dans les faits, Etienne Butzbach, maire et président de la Communauté d’Agglomération de Belfort, a obtenu ce qui lui importait le plus : Samia Jaber, maire adjointe MRC de Belfort et vice-présidente du Conseil général figurera sur la liste que lui-même conduira.

Surtout qu’on ne voie là aucune volonté de monopolisation des places ou de cumul de mandats… Dans la fusion programmée des Conseils généraux et régionaux, il est probable que les conseillers régionaux en place seront assurés de conserver leur poste.

Et puis surtout, à la suite des Régionales, que va devenir le MRC, dont les effectifs s’étiolent comme peau de chagrin, en France et aussi dans notre département ? Déjà, l’on apprend que certains de ses militants se rapprochent du Parti de gauche. D’autres, et non des moindres, préféreront probablement rejoindre le PS avec armes et bagages. Et pour peser dans une formation socialiste “refondée”, mieux vaudra pour eux qu’ils soient bien “armés”.

Dans sa terminologie républicaine volontiers archaïque, le premier secrétaire fédéral du MRC évoque un programme “de salut public”. On a davantage l’impression, dans la constitution actuelle de la liste, d’un repli sur soi proche de l’instinct de conservation d’une espèce en voie de disparition.

Loin d’une initiative de “salut public”, ne s’agirait-il pas plutôt d’un ultime salut au public ?

Le Pays du 12/01/2010

      Le Pays du 14/01/2010

                                COMMUNIQUE DU 13 JANVIER 2010

     Mandaté par le Bureau fédéral du Parti radical de gauche, j’ai rencontré Christophe Grudler qui propose d’associer notre formation à une liste de large union qu’il souhaite présenter pour les Régionales dans le Territoire de Belfort.

     La commission permanente de notre Bureau fédéral, à l’unanimité, a jugé intéressantes les propositions de M. Grudler et a décidé de les soumettre aux militants.

     Elle souhaite cependant que l’accord éventuel prenne en compte également les échéances électorales à venir. 

     Christian LEBLANC

COMMUNIQUE DU 27 JANVIER 2010

L'assemblée générale de la fédération du Parti Radical de Gauche du Territoire de Belfort s'est réunie le vendredi 22 janvier 2008 afin de statuer sur les élections régionales 2010.

Après analyse des propositions d' EUROPE ECOLOGIE, représenté par M. FOUSSERET et du MODEM représenté par M. GRUDLER, qui ont été jugées intéressantes sur la forme, car elles constituent une vraie reconnaissance du travail de la fédération depuis près de trois années, notamment de Christian LEBLANC.

Après un débat riche sur les positions de nos instances régionales et nationales, l'assemblée a ciblé ses préoccupations sur le contexte socio-économique aussi bien national que régional : le chômage a augmenté en Franche-Comté de dix mille personnes et dans le Territoire de Belfort de deux mille personnes, la pauvreté s'est accrue dans notre pays ( 72% des pauvres ont moins de 35 ans), et surtout les personnes bénéficiant des ASSEDICS seront un million cinq cent mille à perdre leurs droits cette année soit six cent mille de plus qu'en 2009.

L'assemblée générale du Territoire de Belfort décide à la majorité absolue de:

o        Ne pas donner suite à la proposition d'EUROPE ECOLOGIE..

o        Ne pas donner suite à la proposition du MODEM..

o        Soutenir la liste de gauche représentée par Marie-Guite-DUFFAY et respecter ainsi les accords nationaux signés par le Président Jean Michel BAYLET.

Par ailleurs l'assemblée générale déplore fortement l'absence sur les listes de membres du PRG dans trois départements sur quatre. Mais il faut savoir être unitaire pour deux (ou pour trois)...

Elle se félicite de la présence en position éligible de Madame Christine LOUVIOT, membre des instances régionales.

Elle mandate le Bureau pour organiser la présence des militants afin de soutenir Christine LOUVIOT.

Le Secrétaire fédéral.

Nordine MEHIGUENI