PROGRAMME EUROPEEN DES RADICAUX DE GAUCHE
Dans près d'un mois, les citoyens de toute l'Europe seront appelés à voter pour leurs représentants au sein de l'Assemblée Européenne.
Le PRG ne présentera pas de listes : l'organisation du scrutin ne laisse pas de place aux partis les plus modestes...
Pourtant, il avait un vrai programme et il tentera de le faire connaître afin que ses adhérents et sympathisants puissent choisir en leur âme et conscience.
I. UNE PUISSANCE CIVILE
Les Radicaux veulent renforcer l’Europe Civique en
• attribuant à tout citoyen européen non seulement le vote et l’égalité aux élections européennes, mais également régionales dans leur Etat de résidence
; un véritable droit européen de résidences devant être ainsi élaboré ; attribuant également, comme cela est prévu dans le mini-traité, le droit dé déclencher un referendum d’initiatives citoyennes.
• adoptant les statuts européens des association, fondations et mutuelles, ONG.
• attribuant à des groupes de citoyens, d’au moins trois pays et rassemblant au moins un million de signatures, le droit de porter des projets au Parlement Européen comme au Conseil Economique et Social Européen.
• complétant la Charte des Droits Fondamentaux après consultation du CESE et lui donnant un caractère “constitutionnel”.
• créant une Conférence Européenne de la Laïcité chargée de veiller à l’application des principes fondamentaux de la Laïcité dans tous les actes des instances européennes. Un médiateur européen de la Laïcité – élu par le Parlement Européen – présidera cette Conférence.
• faisant du 9 mai un jour férié commun afin de célébrer la citoyenneté européenne.
Ce qui suppose aussi pour les Radicaux de
• prendre les mesures pour que les organisations, les Etats associés et les partenaires de l'Union puissent participer de maniere plus active à la vie citoyenne.
• créer une charte des droits de la citoyenne, assortie de mesures garantissant des droits aux congés parentaux, à l'accès à la contraception, à une rémunération équitable ainsi qu'à une représentation paritaire dans toutes les instances européennes.
• instaurer un statut de l'Elu local européen et un statut du Jeune Elu européen, afin notamment de garantir l'indépendance politique.• mettre en place un service civique européen.
• renforcer les stratégies globales de développement des politiques et des initiatives culturelles européennes, à travers un renforcement de l'apprentissage des langues officielles et une reconnaissance par tous ses pays membres de la Charte sur les langues minoritaires et régionales faisant partie intégrale du patrimoine européen…
II. UNE PUISSANCE POLITIQUE
Pour les Radicaux
• L'Europe visible n'est pas encore l'Europe puissance. Si elle s'exprime de plus en plus de façon unitaire, elle demeure quasi-incapable de bâtir et mettre en oeuvre des actions économiques communes d'envergure, elle peine a agir contre les conflits internationaux, elle apparaît peu audible, voire distante, de ses propres citoyens.
• L'Europe doit d'autant plus se réformer qu'elle doit désormais dialoguer, s'entendre avec d'autres ensembles continentaux comme le Mercosur, le Comesa et bien entendu des puissances comme les USA, la Russie et, de plus en plus, l'Inde, la Chine.
• L'intensification de la mondialisation autant que le besoin fort d'une cohérence continentale conduisant l'Europe à s'organiser politiquement, à valoriser son propre ensemble. Elle doit devenir une puissance politique sans violer l'identité des Etats qui la composent. Ceci rend plus actuel que jamais le projet radical d'une Europe Fédérale.
• Pour aller vers une Europe Fédérale force est de transférer a ses instances législatives, consultatives et, bien entendu, exécutives, des pouvoirs « fédéralisés » ; transfert devant s'effectuer avec l'assentiment référendaire simultané des peuples. Il faut ainsi passer du simple groupement d'États » à une Europe Fédérale, légitime et crédible.
Les Radicaux veulent
• une Constitution fédérale élaborée et adoptée en constituante par le Parlement Européen et adoptée le même jour, sous la même forme, dans tous les États.
• l'abandon de la rêgle de l'unanimité au profit d'une majorité qualifiée notamment pour les réformes institutionnelles, les adhésions d'États.
* l'élection, le même jour et dans tous les Etats, des députés européens sur des listes européennes.
* la création d'un véritable exécutif unique contrôlé par le Parlement Européen, mettant fin à la situation actuelle et à la double présidence prévue par le traité "provisoire" de Lisbonne.
* le passage à une formule européenne bi-caméraliste permettant une meilleure représentation des élus territoriaux.
* l'élection par le Parlement puis ultérieurement au suffrage universel du Président de la fédération européenne.
* une brève phase transitoire étant acceptée avec l'instauraion du mini-Traité de Lisbonne, imparfait mais provisoirement utile.
* en organisant de façon urgente, prioritaire, dans le cadre de cette "fédération" des Etats vers l'Europe, une politique sociale "accélérée", une politique d'action humantaire, une piolitique économique commune, une politique étrangère et de défense également commune.
* en donnant donc une dimension politique démocratique à une réalité instituée au sein de l'actuelle UE : l'existence d'un système législatif européen reposant sur deux "piliers" : l'effet direct des normes européennes et la primauté de celles-ci sur les droits nationux.
• en organisant donc la "républicanisation" progressive de l'Europe.
III. UNE EUROPE DE LA CONNAISSANCE ET DE L’INNOVATION, EUROPE DES JEUNES
Les Radicaux veulent ouvrir l'Europe sur l'avenir en
• créant des structures et des mécanismes de mise en réseau entre les institutions professionnelles d'enseignement supérieur, les universités, les autres institutions de l'enseignement supérieur et certaines entreprises.
• développant des domaines stratégiques (spatiale, informatique ou énergétique, etc.). L'Union doit être en mesure de s'affranchir de la pression de la seule rentabilité immédiate en développant par elle-même, les équipements et les systèmes qui sont nécessaires à la préservation de son statut de puissance.• développant la recherche grâce à des moyens plus importants afin d'éviter la fuite des « cerveaux » et préserver un haut niveau d'attractivité chez les partenaires étrangers.
• mettant en place un Plan « Grundtvig 2 », finançant des programmes d'éducation pour les adultes, en visant plus particulièrement des mesures sur les langues étrangères, les échanges et la mobilité pré-professionnelle.• soutenant le lancement de programmes de validation d'acquis et de compétences communs au niveau européen.
• permettant la mise en place d'un service européen d'intérêt général de l'insertion professionnelle, en incitant les institutions formatrices à mettre en place un bureau local d'insertion, des formations adaptées, une recherche statistique et la communication entre les entrepreneurs (notamment dans les secteurs en souffrance au niveau de l'emploi) et les formateurs..
• poursuivant avec encore plus d'intensité l'harmonisation des diplômes et les systèmes d'équivalences dans l'Union, notamment dans les secteurs médicaux et paramédicaux. Une réflexion devra etre menée sur les validations européennes d'acquis d'expérience.
• fixant des orientations claires afin que les Etats membres constituent obligatoirement un minimum de classes européennes " types, équitablement réparties sur les différents territoires.Ce qui exige de s'adresser aux plus jeunes en• fondant les bases juridiques minimales instaurant des éléments tendant à l'opposabilité d'un accueil éducatif en direction de la petite enfance.
• défendant un accès facilité aux archives audiovisuelles des pays membres et partenaires des programmes culturels grâce à un programme de sous-titrage et la valorisation du potentiel formidable européen des créations dans les arts du spectacle vivant, de la littérature et de tous les autres domaines artistiques possibles.
Les Radicaux veulent une Europe pacifiquement interventionniste afin qu’elle
• soit à l'initiative d'une conférence de la paix pour aider à la résolution des conflits en Europe orientale et balkanique.
• lance une médiation dans le conflit israélo-arabe.• confirme l'existence du haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité créée par le Traité de Lisbonne.
• crée une représentation européenne unifiée au FMI afin de mieux peser sur les décisions que prend cette institution.
• que dans le cadre d'une réforme du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'Union Européenne y soit un membre permanent se substituant aux sièges français et britannique.
IV. UNE PUISSANCE CONCILIATRICE
Les Radicaux veulent une Europe pacifiquement interventionnelle afin qu'elle
* soit à l'initiative d'une conférence de la paix pour aider à la résolution des conflits en Europe orientale et balkanique.
* lance une médiation dans le conflit israélo-arabe.
* confirme l'existence du haut-représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité créee par le Traite de Lisbonne;
* crée une représentation européenne unifiée au FMI afin de mieux peser sur les décisions que prend cette institution.
* que dans le cadre d'uneréforme du Conseil de Sécurité de l'ONU, l'Union Européenne y soit un membre permanent se substituant aux sièges français et britannique.
• remplace les consulats de chaque pays européen par un consulat européen.Donc qu'elle parle d'une seule voix et se dote des moyens pour le faire.
Donc qu'elle parle d'une seule voix et se dote des moyens pour le faire.
Les Radicaux sont aussi favorables
• à la mise en place d'une véritable défense européenne ce qui implique d'augmenter la capacité militaire de VUE (l'objectif d'une capacité d'intervention de 60.000 hommes adopté en 1999 n'est toujours pas atteint), de créer des entreprises d'armement réellement européennes sur le modèle d'EADS dans l'aéronautique, de renforcer le rôle de l'Agence Européenne de défense, de refondre le financement des opérations extérieures (mécanisme athena) en mutualisant les coûts, de mettre en place des formations réellement européennes pour les militaires sur le modèle de l'école franco-allemande de pilotes d'hélicoptères et d'améliorer les échanges en matière de renseignement.
• à ce que ce dispositif permette à l'Europe d'avoir un corps d'intervention de « Casques Bleus » pouvant être rapidement mis à la disposition de l'ONU ou d'organisations continentales voulant faire appel à lui.
• à suspendre leur participation à l'OTAN tant que cette organisation n'aura pas été profondément réformée en tenant compte du poids de l'Europe et des nouveaux enjeux mondiaux.
V. UN ESPACE DE DEVELOPPEMENT HUMAIN
A propos de l'Europe Sociale, les Radicaux
• se prononcent pour un « New Deal Social » tel qu'il est défendu par la Confédération Européenne des Syndicats en parallèle avec un « Green Deal »
• souhaitent que l'agenda social soit renforcé et complété. Ainsi, sur le temps de travail, nous sommes opposés à l'opt out.
• sont favorables à un pacte de convergence sociale. Les législations sociales européennes doivent être harmonisées.
• veulent la création d'un SMIC dans chaque pays de l'UE et prévoir un calendrier de convergence.
• proposent d'amplifier et étendre, au plan de ses compétences, le fonds européen d'ajustement à la mondialisation. Ce dispositif existe depuis le 1er mars 2006. Il est destiné à offrir une aide ponctuelle, individuelle et ciblée pour les travailleurs victimes de la mondialisation. Ce fonds prend en charge des dépenses actives de reconversion : aide à la création d'entreprise, formation et complément de salaire pour les travailleurs seniors dont la reconversion est difficile. Ce fonds est d'ampleur limitée (500 millions d'euros par an). Nous proposons d'augmenter la dotation et d'en élargir le périmetre en abaissant le seuil de déclenchement et en s'ouvrant aux victimes de licenciements technologiques.
Les Radicaux proposent également
• d'instaurer une harmonisation des retraites dans l'UE en garantissant un socle de retraite par répartition.
• d'instaurer un « minimum vital » pour toutes les personnes retraitées.
• de préserver les droits familiaux et conjugaux. D'envisager de les étendre aux nouvelles formes d'unions telles que le PACS.
• de promouvoir l'emploi des travailleurs seniors, condition essentielle pour que le recul de l'âge de départ à la retraite n'induise pas de pénalités dues à des carrières incomplètes, en particulier pour les femmes. Plus largement d'interdire les discriminations par l'âge.
• de donner à tous une information réguliere sur leur droit à pension.
Pour réguler le commerce international, promouvoir le travail décent, les Radicaux
• souhaitent la création d'un label européen certifiant que les biens et services vendus dans l'UE respectent un certain nombre de normes sociales. Les entreprises au comportement responsable seraient ainsi mieux connues et avantagées.
• proposent d'augmenter les droits de douane sur les produits en provenance des pays qui ne respectent pas les normes de travail décent de MIT en réformant l'actuel système de Préférence Généralisée. Actuellement, le SPG réduit les droits de douane des produits en provenance des PVD. Nous proposons de le conditionner plus fortement au respect de critères sociaux et environnementaux objectifs et mieux contrôlés. Les recettes générées par ces tarifs douaniers alimenteront le budget d'aide au développement de l’UE.
• agiront au niveau européen en faveur d'une réforme de l’OIT afin que cette institution dispose d'un réel pouvoir de contrainte.
• proposent une politique de co-développement élaborée et co-décidée par les pays du sud, notamment d'Afrique.
Pour mettre en place une politique européenne de co-développement les Radicaux proposent
• la mise en place d'une taxe européenne sur les opérations de change dont le produit alimentera le budget d'aide au développement de l’UE.
VI. UN ESPACE ECONOMIQUE EUROPEEN REGULE
Pour une Europe capable d'agir, un budget européen renforcé, les Radicaux
• agiront pour que le budget européen soit réorienté vers de nouvelles priorités pour répondre aux défis à venir.• sont favorables à une augmentation du budget de l'Union Européenne pour permettre à l'Europe de mener les politiques ambitieuses qu'attendent les Européens. Ce budget correspond actuellement à 1% du PIB environ. Ils proposent de le porter à 4% du PIB sur cinq ans. Création d'un impôt européen voté par le Parlement européen qui se substituerait à l'actuel financement de l'UE peu lisible.• sont favorables à un gouvernement économique de l'UE.• proposent la mise en oeuvre d'un plan de relance coordonné au niveau européen, visant à doter l'Union des grandes infrastructures dont elle a besoin, financées par le lancement d'un grand emprunt européen.
• sont favorables à la création de « services publics européens » dans l'intéret général des citoyens. Comme dans ce domaine chaque pays a sa culture et sa spécificité, ils proposent d'organiser des assises des SEIG (Services Économiques d'intéret Général) afin de dégager une position européenne commune et de rapprocher les positions.
Pour soutenir les petites et moyennes entreprises, les Radicaux
• aideront les PME européennes en amplifiant le Small Business Act européen. Nous souhaitons réserver une part des marchés publics aux PME européennes (23 % du montant des marchés publics américains était réservé aux petites et moyennes entreprises américaines en 2003).• souhaitent mettre en place au niveau européen une Small Business Administration (SBA), à l'instar de ce qui existe aux Etats-Unis, qui aurait comme mission de garantir des prêts, de prêter aux PME. En 2003, la SBA était dotée aux Etats-Unis d'un budget de 800 millions de dollars.
Pour soutenir les acteurs de l'Economie Sociale, les Radicaux demandent
• de reconnaître la pluralité des formes d'entreprendre qui ne peut se faire sans l'adoption par l'Europe de statuts européens pour les fondations, les associations et les mutuelles et en assurant que le statut de la société privée européenne prenne également en compte la forme des entreprises de l'économie sociale.• d'intégrer les entreprises de l'économie sociale dans tous les dispositifs de soutien et de développement des entreprises initiés dans le cadre de la politique européenne incitative envers les entreprises (concurrence et traitement tenant compte des spécificités des entreprises de l'économie sociale).• d'impliquer les acteurs de l'économie sociale dans les instances qui élaborent les normes comptables (normes IASB).• de veiller à ce que les règles du marché intérieur et de la concurrence facilitent la mise en place des services sociaux de qualité, accessibles et viables - y compris ceux fournis par les entreprises de l'économie sociale.• de ne pas réduire l'innovation à la seule innovation technologique, mais à l'innovation sociale et managériale.• de promouvoir les composantes de l'économie sociale dans le dialogue social européen intersectoriel et dans chacun des Etats membres.• d'utiliser des méthodes d'évaluations nouvelles qui permettent de faire le lien entre l'apport des entreprises de l'économie sociale et la cohésion sociale, territoriale et environnementale et encourager les partenariats entre les acteurs présents dans les territoires.• de prendre systématiquement en considération les entreprises de l'économie sociale dans tous les programmes de développement et d'enseignement.• de créer des registres statistiques nationaux des entreprises de l'économie sociale.des règles européennes afin de réguler la sphere économique et financiere, les Radicaux• souhaitent la création d'une Agence Européenne Indépendante de Notation des entreprises, financée par le budget européen et n'ayant que cette seule activité afin d'être à l'abri de toute pression et de tout conflit d'intérêt. Toute entreprise devrait être cotée par cette Agence européenne pour que ses titres soient admis dans l'une des Bourses de l'Union.• veulent réserver les transactions sur matières aux acteurs légitimes (Etats, entreprises utilisatrices ou stabilisateurs) afin d'éviter les effets pervers de la pure spéculation.• sont favorables à l'interdiction de tous « paradis fiscaux ».• sont favorables à une harmonisation de l'assiette de l'impôt sur les sociétés.• sont favorables à l'harmonisation des législations bancaires au sein de l'UE.
VII. UN ESPACE DE DEVELOPPEMENT ENVIRONNEMENTAL
A propos des énergies et des transports, les Radicaux proposent
• l'élaboration et la mise en place d'une véritable politique d'éco-taxe destinée à changer les habitudes des entreprises et des consommateurs.
• le développement d'un programme de grands travaux destiné, d'une part, à homogénéiser et compléter les grands réseaux de chemins de fer européens aussi bien pour le ferroutage que pour le transport des personnes, d'autre part à mieux entretenir et développer les transports fluviaux.
• la création d'un institut européen de recherche chargé de relever les défis énergétiques, travaillant en liaison avec les centres de recherche universitaires et privés.
• la création d'un Commissariat Européen à l'Indépendancee et l'Innovation Energétique.
• un programme de soutien aux constructeurs de véhicules automobiles et d'avions s'orientant vers des moteurs économes en énergie, utilisant de nouveaux types d'énergie.
Ce qui suppose aussi pour les Radicaux de
• réduire la consommation d'énergie en Europe de 40 % et que 50 % de l'énergie produite soit d'origine renouvelable d'ici 2030.
• appliquer le Plan « Paquet-Climat » adopté par le Parlement Européen sous la présidence de l'Europe fédérale.
• faire de celle-ci le seul interlocuteur représentant et engageant l'ensemble des Etats-membres lors de la Conférence de Copenhague en décembre 2009. Cette Conférence doit être la première vers l'émergence d'une politique énergétique extérieure cohérente. Cela s'est déjà produit au cours des Conférences de Rio et de Kyoto où l'Europe ne s'exprimait que d'une seule voix tout en se fixant pour elle-même des objectifs élevés de réduction des gaz à effet de serre.
• faire aussi de celle-ci et des Etats-membres les promoteurs d'un modèle fondé sur le respect de l'environnement et de la recherche de sources d'énergies permettant une répartition équitable des ressources sur la planète et un progrès partagé. L'Union européenne pourra ainsi promouvoir, au niveau mondial, un modèle énergétique fondé sur le respect des normes.
En ce qui concerne l'agriculture, les Radicaux proposent :
• de soumettre les aides à l'agriculture à des regles d'éco conditionnalité et de durabilité.
• de rénover et adapter les outils d'orientation de la PAC sans les abandonner. Ce qui suppose de
- développer et améliorer la compétitivité de l'agriculture et notamment des exploitations agricoles (installation des jeunes agriculteurs, investissement, formation) ainsi que des aides aux industries agro-alimentaires.
- Diversifier l'économie rurale (aide aux micro-entreprises en zone rurale).
- Améliorer la gestion de l'espace rural et de l'environnement (tourisme, mise en valeur du patrimoine rural).
• mais aussi de créer ou renforcer les aides
- à l'investissement et à la modernisation des exploitations agricoles (retour des prêts bonifiés sous certaines conditions).
à l'installation des jeunes Agriculteurs (simplification des procédures et aides plus équilibrées et plus uniformes sur l'ensemble du territoire français).
- au soutien aux petites industries agro-alimentaires (< 20 salariés) implantées en zone rurale.
- à la peche et aux affaires maritimes.
- à l'adoption d'un plan « forêt » et au soutien financier à la filière bois.
• de promouvoir, dans le cadre de négociations internationales, la mise en place de politiques agricoles continentales coordonnées pour l'Afrique, l'Asie et l'Océanie. A l'image de ce qui a été réalisé en 40 ans en Europe, il sera possible d'y développer leur agriculture sous un régime de règles de préférences communautaires au profit de l'élevage et des cultures vivrières.
• la reconstitution des stocks de sécurité alimentaire et, dans le cadre d'une organisation mondiale du commerce plus régulée, la promotion d'une agriculture durable.
• de promouvoir la recherche en faveur d'une « agriculture plus économe » et respectueuse de la biodiversité.
• de promouvoir des bio-énergies compatibles avec la préoccupation de l'autosuffisance alimentaire.
• de développer une nouvelle politique de co-développement raisonnée avec l'Afrique et l'ensemble des Pays du Sud, favorisant leur propre autosuffisance dans le respect de leur environnement respectif.
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Les Radicaux proposent la création d'une Assemblée des Territoires d'Europe
Cette assemblée pourrait être calquée sur l'actuel Comité des Régions et serait une véritable assemblée délibérante à côté du Parlement Européen, et consultée, comme ce dernier, sur la politique européenne dans les domaines du social, de la culture, l'intégration, l'économie, les transports, la coopération territoriale, tout ce qui concerne l'aménagement du territoire.
Elle ne serait pas consultée sur des questions d'ordre international, par exemple les affaires étrangères et la défense, réservées au Parlement Européen.
L'Europe ne doit pas appartenir aux technocrates. Nous devons la rapprocher des citoyens.
Les élus locaux et régionaux peuvent être dans ce cas leurs porte-parole réalistes et fiables, parce qu'ils connaissent les réalités de terrain.
L'Assemblée des Territoires Européens permettrait aux citoyens d'Europe d'être davantage associés aux décisions communautaires. Elle rendrait plus proche et plus lisible la politique européenne.
Les Radicaux proposent de
IX. UNE EUROPE ACCUEILLANTE
VIII. UNE EUROPE DES TERRITOIRES
• mettre en place une politique d'immigration commune humaine, responsable et accueillante. On ne peut jouer avec la peur des citoyens européens en exploitant la détresse de milliers de migrants. Or, la mise en place du grand espace de Libre circulation des personnes a créé des situations inacceptables.
• créer un Office en charge de l'immigration, sous l'autorité de la Commission Européenne, faisant appliquer par les services compétents, au niveau de chaque Etat, la politique d'immigration européenne. Des critères affinés de sélection (notamment sur la langue) des immigrants pourraient rester de la compétence des Etats.
• opérer une gestion harmonisée des rétentions administratives des immigrés clandestins dans toute l'Union, avec un contrôle strict de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) pour prévenir toute atteinte à la dignité humaine.
• accentuer la Coopération policière et douanière et leur placement avec les services douaniers des pays signataires de l'Accord de Schengen, sous l'autorité de l'Office en charge de l'immigration.
• mettre en place un système de Carte de résidence temporaire unifiée permettant aux ressortissants des pays hors de l'Union de travailler librement sur l'ensemble du territoire de l'Union.
• Nous souhaitons, en préalable à toute nouvelle phase d'élargissement, que la réforme des institutions de l'UE soit menée à terme.
• Le PRG est favorable à l'intégration des pays de l'Europe balkanique ainsi que de l'Ukraine à l'UE.
• Le PRG est favorable à l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne, sous réserve du respect des critères de Copenhague et de la reconnaissance de l'Etat de Chypre.
L'Europe Fédérale doit ainsi à la fois démontrer sa capacité à intégrer les pays du continent et, en même temps, à établir une coopération active et équilibrée avec les pays du sud de la Méditerranée. Elle doit être “un pôle d'attraction” pour les peuples et les Etats.
Le PRG propose de
• maintenir la dissuasion nucléaire
• renforcer la démocratie en accompagnement de l'action de l'Armée (Droit de parole des militaires, renforcement des droits du Parlement).
• soutenir une véritable Europe de la Défense (voir programme Europe)
• mettre à plat les réseaux “françafrique” afin de redéfinir de réelles stratégies de développement d'influence et de paix.
• lutter contre la prolifération des armes de destruction massive.
XI. LA DEFENSE
X. Une Europe aux dimensions... de l'Europe
PARTI RADICAL DE GAUCHE
CONGRES DE PARIS
17 ET 18 mai 2008
L'indépendance à gauche :
c’est la ligne politique proposée par le président Baylet aux Radicaux, lors du congrès de Paris.
Indépendance :
Deux raisons essentielles :
- l’assimilation du PRG à un mouvement de pensée apparenté au PS empêche toute “visibilité” à travers les médias et dans l’opinion. Elle occulte donc l’originalité du message radical. - l’alliance privilégiée avec les Socialistes, dans les conditions actuelles, est un échec : elle n’a permis aux Radicaux ni d’influer sur la ligne électorale du PS, ni de jouer son rôle polarisateur de la mouvance électorale du centre. En outre la direction du PS a été incapable d’honorer les accords passés avec eux.
A gauche :
Car c’est la raison d’être de notre parti, qui se réclame des valeurs fondatrices de la République et se bat pour la justice sociale. La stratégie proposée est claire : Voici un peu plus d’un an, J.M. Baylet proposait la création d’un grand parti, probablement à structure confédérale, qu’il baptisait “La Gauche”. Sa proposition était restée sans écho. Elle a été reprise récemment à son compte par F. Hollande, mais à un moment inadapté à sa mise en œuvre. Les Radicaux restent prêts à en parler.
Pour eux, la méthode est simple :
- créer un grand parti de gauche qui se dotera d’un programme authentiquement de gauche qu’il privilégiera, au-delà des conflits d’intérêts et de personnes. - inventer une nouvelle pensée politique qui tiendra compte des changements qui se sont opérés en France, en Europe et dans le monde et saura aborder tous les sujets (la mondialisation et son insuffisance de règles, les inégalités creusées à l'échelle planétaire, l'irruption des pays émergents et l'aveuglement occidental sur les équilibres futurs, la montée des intégrismes identitaires, les progrès bouleversants des techniques de communication et des bio-sciences, la mise en danger de l'environnement par la religion du productivisme, l'insigne faiblesse, face a ces périls, de notre Europe politique, la nécessité effective de réformer en profondeur notre pays, son administration, sa fiscalité, ses systèmes de solidarité...)
- occuper le “territoire central” dont l’existence a été confirmée par la récente élection présidentielle : c’est le rôle des Radicaux. C’est pourquoi ils ont le devoir d’entamer le dialogue avec les électeurs centristes de F. BAYROU qui entrent actuellement en déshérence et certains électeurs de gauche qui les ont rejoints pour un temps. Au-delà, poursuivre le contact avec les Radicaux valoisiens, lesquels risquent de déchanter quand ils auront mesuré l’ampleur de la décrue de la droite actuelle.
Pour préparer cette stratégie, J.M. BAYLET a proposé aux Radicaux :
• L'exercice ferme de l'autorité présidentielle, accompagné de larges délégations dans l'exercice des fonctions correspondantes,
• Un resserrement de la direction nationale, spécialisée et responsabilisée sur des missions précises,
• L’examen par le Comité Directeur des candidatures aux responsabilités nationales sur la base de projets détaillés pour chacune de ces missions,
• La réactivation de la communication de notre parti autour de procédures réellement innovantes.
Le discours de J.M. BAYLET lors du Congrès de Paris :
Pour y accéder, cliquer sur le lien suivant :
http://www.planeteradicale.org/contenu/docs/61/Discours%20JMB%20Congr%C3%A8s%202008.pdf
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LE PROGRAMME RADICAL DE GAUCHE
Avant-propos
Le présent programme radical intitulé " La gauche moderne " est l’aboutissement d’un long processus mené au sein du parti, associant les militants, les fédérations départementales, lesélus et experts du PRG. Il est le fruit d’une réflexion entamée dès 2004 et de réunions régulièresqui ont permis, peu à peu, de dégager la colonne vertébrale et les thèmes principaux du projetradical. Il est le résultat des réunions de l’Atelier, présidé par Gérard Delfau et a été mis enforme par Thierry Jeantet vice-Président en charge du programme, puis discuté et amendé lorsde la Convention Nationale programmatique, qui s’est déroulée à Rennes le 11 février 2006.
De nombreuses personnes doivent être mentionnées et saluées pour avoir participé à ce projet :
• Les instances et la direction du Parti Radical de Gauche, tout spécialement son Président, Jean Michel Baylet.
• Les Délégués Nationaux et membres actifs de l’Atelier. Les responsables et militants qui ont, à titre personnel ou collectif (fédérations, JRG…), rédigé des contributions pour alimenter et orienter nos débats, plus d’une soixantaine au total.
• Les participants et animateurs des ateliers thématiques organisés lors de l’université d’été des 16, 17 et 18 septembre 2005, en Arles.
• Les membres des groupes de travail programmatique réunis à l’automne 2005.
• Les participants et animateurs des ateliers thématiques réunis lors de la Convention Nationale programmatique, des 10 et 11 février 2006, à Rennes, qui ont proposé et discuté plus de 200 amendements.
Ce programme, inscrit dans l’héritage de plus d’un centenaire de pensée radicale et porteur devaleurs d’une véritable modernité, ne saurait ni prétendre à l'exhaustivité, ni mettre un terme à une réflexion toujours renouvelée. C'est pourquoi, il sera complété et enrichi ultérieurement, lors de réunions qui prépareront les échéances de 2007. Dans les mois qui nous mèneront à ces rendez-vous électoraux, ce programme se déclinera et prendra la forme de fascicules concis reprenant les idées-forces développées.
Les citoyennes et les citoyens ont repris le chemin de la politique, lors des élections régionaleset du référendum sur le TCE, marquant leur volonté, non pas seulement de peser sur lecours des événements, mais bien de les réorienter. La mobilisation des jeunes contres les projets des gouvernements Raffarin et Villepin (en particulier du CPE) est la manifestation deleur détermination à se faire entendre en espérant, eux aussi, parvenir à une " autre politique. L’explosion des banlieues a été, entre temps, une alerte sévère pour tous ceux qui voudraient compartimenter la vie politique en croyant que les exclus pourraient rester muets.Ces signes d’une renaissance de la démocratie sont, certes, de nature très différente, mais ils sont bien réels et, au fond, convergents.
Les femmes et les hommes de ce pays, les jeunes notamment, réveillent la République :c’est une bonne nouvelle ! Le Programme Radical, celui d’une " Gauche moderne " vise précisément à mettre citoyennes et citoyens en position d’accéder à tous leurs droits (droits constitutionnels, à la santé, au logement…..), d’être formés tout au long de la vie (avec la notion de pacte républicain pour uneéducation juste et démocratique), mais aussi d’accéder à la gouvernance des entreprises (au sein d’entreprises à gouvernance partagée) auxquelles ils apportent leur intelligence, leur savoir-faire et desquelles ils sont en droit d’attendre un juste partage des excédents.
C’est une façon dynamique de proposer d’entrer dans l’ère du respect réciproque et dessolidarités interactives ; ce qui suppose, dans la cité comme dans l’entreprise, d’en finiravec les systèmes de répression et de soumission. En remettant la Laïcité au cœur de la mécanique, comme en supprimant la relation de dépendance des salariés à l’égard des employeurs (code des activités et des ressources humaines).
Cette démocratisation de la vie économique et sociale doit accompagner le passage à uneVIème république rééquilibrant les pouvoirs entre l’exécutif (suppression du bicéphalisme) et le Parlement (abrogation des systèmes d’ordonnance, du droit de dissolution) et introdui-sant un état d’initiative civique (législatif et référendaire). La démocratie devenant ainsi accessible à toutes celles et tous ceux qui la font quotidiennementet non plus à des professionnels de la politique. Ceci jusque dans les villes, les départements etles régions pour lesquels les Radicaux proposent une clarification des rôles.
Le programme radical propose ainsi des voies nouvelles pour concilier innovations sociétales etprogrès économiques et technologiques, démocratisation des pouvoirs et équilibres institution-nels. Dans la perspective de participer à la rénovation d’une Europe qui a autant besoin d’être républicanisée qu’élargie encore, placée à la tête de nouvelles ambitions sociales et humanitaires autant qu’à celle de la promotion et de la réconciliation et la paix dans le monde. UneEurope capable d’agir dans ces mêmes perspectives au sein des organisations internationales.
Ce programme est le fruit d’une large concertation au sein du PRG nourrie par les militantset les fédérations et conduite, ensuite, par ses instances au niveau national. Il est un apport radical aux débats qui s’ouvrent dans la perspective des échéances de 2007 et 2008. Il appelle donc commentaires, critiques, propositions de la part des forces sociales, cultu-relles, économiques comme politiques qui voudront bien s’en saisir, comme de la part de toute citoyenne et de tout citoyen, bien évidemment.
Jean Michel BAYLET Thierry JEANTET Président du PRG vice-PrésidentChargé du Programme Radical
Introduction
Modernes ! Modernes, voila bien une ambition naturelle pour les Radicaux pour lesquels gouverner a toujours été de prévoir, d’éclairer les chemins du possible. C’est une ambition ardente dans une phase de l’Histoire où les révolutions scientifiques et technologiques ne cessent de se succéder et bouleversent constamment les données et les enjeux pour chaque partie du globe, même si c’est à des vitesses différentes et avec des effets inégaux ; où les économies sont à la fois dopées et ébranlées du Nord au Sud sous la pression deces changements et de leur diffusion aussi aléatoire que rapide ; où la finance a pris une place croissante, alimentant ici la croissance, la fragilisant ailleurs.
Oui, une ambition ardente ! Les Radicaux appellent non pas à une acceptation passive de la modernité, mais à une sublimation des intelligences et des talents, de la culture et des valeurs, à une participation de tous à l’invention de l’avenir ! Ils refusent de se contenter de faire de la politique la nécessaire gestion de la Cité, mais ils veulent d’abord en faire le creuset de la Société moderne. Chacune, chacun doit pouvoir participer aux projets et choix qui modèlent celle-ci, directement ou par ses repré-sentants. La modernité implique une alliance inédite entre les inventeurs et les innovateurs politiques, sociaux, économiques, scientifiques, pour lui donner sens et efficacité.
Face aux pouvoirs de toute nature, la modernité consiste àfaire de la politique le moteur des changements : en allant vers une " République Architecte. Les Radicaux proposent donc de libérer la politique de ses timidités et carcans, non pour imposer des solutions préconçues, mais pour assurer aux femmes et aux hommes une nouvelle prise sur leur destin. Les Radicaux disent halte aux dictatures de l’ultra marché comme à celles des retours en arrière. Ils suggèrent de donner priorité à la politique et au droit, de faire du dynamisme démocratique le premier levier du progrès .
A Gauche, nous le sommes forcément, non par entêtement ou simple souci de l’héritage radical, mais bien parce que les espoirs de trouver les nouveaux accès àl’égalité, à la solidarité, à la fraternité se trouvent bien à Gauche. L’individu, quel qu'il soit, d’où qu’il vienne, doit être placé au cœur de l’action politique, pour lui donner effectivement et concrètement accès à la prospérité personnelle et collective, à la faculté de vivre pleinement ses projets et ceux qu’il partage avec les autres. Décider, partager, agir sont les clefs du Siècle à peine ébauché. Si nous voulons, nous les Radicaux, donner sens à l’avenir de chacun, comme à celui de la communauté nationale, européenne et internationale, chacun doit voir s’ouvrir devant lui les portes de la dignité et du progrès, de la sécurité et de l’initiative dans une République offrant les conditions de son épanouissement, tout au long de la vie. Les Radicaux veulent dessiner les perspectives d’une démocratie de l’accès et du succès. Accès aux possibilités des accomplir personnellement, culturellement, socialement, économiquement et civiquement ; succès individuel et collectif dans les sphères choisies d’activités.
Les Radicaux proposent une approche politique fondées ur la volonté de satisfaire l’intérêt individuel et l’intérêt collectif ; sur la confiance des individus en eux-mêmes afin qu’ils puissent la déléguer aux organisations d’intérêt social, public et à l’Etat bien sûr ! La Gauche voulue par les Radicaux est une Gauche de refus des divisions des replis sur soi et des peurs de l'autre. Elle s’oppose à la politique des gouvernements du chiraquisme et des candidats à la candidature de la Droite qui cultivent les inquiétudes en dénonçant ce que seraient les turpitudes originelles des uns, porteurs naturels de discordes et de violences ! Elle s’oppose à la droite qui approfondit les fractures en opposant des communautés au lieu de les inclure, en négligeant les corps intermédiaires de la Société pour mieux les accuser de tous les maux, en modelant un système répressif déguisé en système sécuritaire…
Notre Gauche n’est pas non plus celle des dogmes ni des nostalgies. Elle est celle d’une approche citoyenne et solidaire qui met au service des femmes et des hommes les grandes transformations en cours, génère des droits neufs d’accès permanent aux moyens de vivre et d’agir.
Elle réinvente le contrat social et civique (créant autant de droits que de devoirs). C’est ce renouvellement qui sera porteur de nouvelles initiatives et richesses et conditionnera donc la croissance économique de demain !